Des milliers. Volpy rachète désormais des milliers de téléphones par mois à des particuliers dans toute la France et leur offre une seconde vie. Même pendant la saison la plus creuse. Et ce volume croît constamment, de manière exponentielle.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui de notre aventure osée, entamée il y a déjà cinq ans sur une profession de foi un peu utopique : contribuer à l’essor des smartphones reconditionnés en rendant enfin attractive la revente de son terminal par chacun. Trop peu d’entre nous revendaient alors leur vieux téléphone, trop peu le revendent encore même si cela rentre progressivement dans les mœurs.

Et porter ce projet universel depuis Bastia, sur une terre où entreprendre dans le numérique est plus dur qu’ailleurs, où les moyens sont plus rares mais où le défi est plus beau comme le célèbre notre équipe de 20 salariés chaque jour.

« Notre impact se massifie »

Après des années de travail acharné, de piratages malveillants, une croissance exponentielle de notre chiffre qui s’est brisée sur la crise sanitaire, nous en arrivons à un stade où notre impact se massifie. Cela a nécessité son lot de remises en cause : nous avons changé notre technologie et basculé l’essentiel de notre plateforme sur une progressive web app, même si nous conservons notre application historique. Nous avons retravaillé nos leviers d’acquisition et divisé par 8 notre CAC, démultiplié notre marge. Notre modèle a été assaini et la rentabilité est en vue.

Notre équipe porte ce projet avec un enthousiasme constant et une opiniâtreté que les circonstances adverses n’ont pu entamer. Le partage avec chaque membre par un mécanisme d’association de type BSPCE, les formations diplômantes pour tous ceux qui le souhaitent, l’aménagement libre du temps de travail, l’absence de structure hiérarchique contraignante, les partenariats avec l’Université où nous recrutons chaque année des apprentis nous ont permis de trouver le juste dosage.

« Savoir se retourner sur le parcours accompli »

Les enjeux restent majeurs, les risques aussi mais il faut aussi savoir se retourner avec satisfaction sur le parcours accompli. Et réaffirmer notre conviction que l’on peut édifier un circuit d’économie circulaire qui existe, qui fonctionne loin des imprécations, des espoirs creux et des défaitismes. Une économie circulaire qui ne demande pas de sacrifices supplémentaires, mais une action pragmatique qui prodigue plus de satisfaction à chacun que l’économie des oligopoles asséchant les portefeuilles et les ressources de la planète.

Tirer ce constat doit surtout être l’occasion de remercier tous ceux qui ont cru en nous, dans notre petite équipe et dans son engagement. A commencer par nos utilisateurs (1 800 000 personnes ont téléchargé notre appli, 200 000 personnes nouvelles viennent sur notre site chaque mois désormais), nos clients, les 30 000 citoyens qui ont acheté, échangé ou revendu un téléphone sur VOLPY, eux qui nous confient chaque jour leurs terminaux, souvent après les avoir tant aimés. Ils savent que nous en prendrons soin et que nous les paierons au juste prix, parce que bâtir un circuit d’économie circulaire commence par respecter les consommateurs. 

Et bien sûr ceux qui nous ont financé. Les entrepreneurs, de Corse ou d’ailleurs, les banques et les fonds (femu qui et smalt capital) qui ont injecté 4 millions d’€ de fonds propres dans notre projet. Les banques aussi (Caisse d’épargne et CADEC) qui nous ont prêté près d’1 million d’€.

Les institutionnels aussi qui ont suivi, avec quelques années de retard, l’argent privé qui a été massivement investi dans notre entreprise, au premier rang desquels la BPI qui nous a prêté près de 1,5 millions d’€ et l’ADEC enfin qui nous a octroyé une subvention de 400 000 €.

Grâce à eux, nous avons pu traverser les épreuves qui émaillent si souvent la vie d’une start-up. Grâce à leur soutien, nous avons pu offrir un service innovant, avec une technologie qui profite aux utilisateurs, qui possède un impact environnemental fort.

Aujourd’hui c’est un bon moment pour dire merci et pour dire notre espoir nouveau dans un marché vertueux où nous avons désormais notre mot à dire, en France et très vite, ailleurs. 

Marc Simeoni, ceo , co-fondateur @ Volpy